jeudi 6 octobre 2016

Fatu Hiva J2 - 1


Un intarissable bavard notre Lionel !
Il fait 15 ans de moins que ses 70 ans. Marié très jeune à une de Fatu Hiva, il est plus marquisien qu'elle !
Il sait tout faire, a construit sa maison, réalisé son jardin avec le potager ratatouille et une touche locale : la vanille dont il nous a fait une démonstration de sa fécondation !
Au diner hier soir de la chevrette au lait de coco, un régal et ce matin au petit-déjeuner une assiette de papaye, des fruits de la passion gros comme une orange et ses fameuses petites bananes. Conversation avec Bernadette, femme de Lionel qui raconte sa vie aussi ! C'est une spécialité locale !

Plus tard, je ferai un post avec toutes nos rencontres ...
Et aujourd'hui, encore une balade somptueuse entre Omoa, où on habite et Hanavave, en faisant un détour par une cascade où on s'est baigné !
Photo 1 : la vanille et la vidéo de la fécondation
Photo 2 : paysage au fur et à mesure qu'on monte vers le col
Photo 3 : sans commentaire !
Photo 4, en arrivant sur le col, on assiste à un cours de géologie car on voit bien l'origine volcanique de l'île avec les parois de la caldeira, le cratère du volcan et ses coulées de lave d'il y a des millions d'années !
Photo 5 : une fois passé le col, on surplombe la vallée d'Hanavave

Dernière photo, une drôle de fleur. Elle est creuse avec des piquants !

mercredi 5 octobre 2016

Fatu Hiva J1

Départ sur le coup de midi et demi depuis le port de Tahauku, avec le capitaine en haut du bateau et le moussaillon qui se ramasse tous les embruns !

Nous avions un évasan (évacué sanitaire), grand colosse de 12 ans qui rentrait chez lui après une opération sur un bras cassé, sa grand-mère, deux jeunes filles et nous.
Un grand matelas est posé au sol s'il y a des "malades". Les habitués se sont précipités pour se coucher durant tout le trajet : 3h30 avec une houle assez forte. Bonnes secousses et embruns garantis !
2eme photo : arrivée de loin sur Omoa et son église
3eme photo : arrivée ... Un peu sportive car le bateau n'accoste pas ! Heureusement Lionel nous attendait pour nous emmener chez lui. Le village en fait s'étend le long d'une route qui s'enfonce dans la vallée.
Le bungalow chez Lionel est assez sommaire mais dans un jardin magnifique avec une rivière au fond !
Les montagnes sont partout !
Un paradis...

mardi 4 octobre 2016

Hiva Oa, the J 5

Et oui, aujourd'hui 4 octobre, c'est le HBD de JP.

Sur la photo 1 : devant le mont Temetiu, devant la reconstitution de la "maison du jouir" de Gauguin, et devant le "Jojo" de Jacques Brel
Photo 2 : profil Tiki chez Eliane, LE salon de thé d'Atuona
Photo 3 : devant la tombe de Jacques Brel
Photo 4 : devant la tombe de Gauguin en tuf rouge
Le sol du cimetière est jonché de fleurs de Tiaré (photo 5).
Superbe vue du cimetière de Calvaire sur Atuona

Dernière photo : un panneau dans l'espace Brel avec des extraits de lettres et de textes de Brel qui se savait condamné.

On pensait aller déjeuner au Pearl Lodge, le 4 étoiles du coin, mais finalement aucune envie de retrouver des touristes/touristes.
On a préféré le snack du coin où déjeunent les polynésiens : poisson cru au lait de coco et poulet gingembre avec un verre de vin rouge local, bien glacé (il passe mieux !). Tarte chocolat/banane pour le héros du jour !
Découverte de la pluie tropicale non stop tout l'après-midi ...

Demain nouvelles aventures : on prend le bonitier (petit bateau de transfert inter-île) avec le gendarme et le médecin pour aller sur une île inaccessible autrement : Fatu Hiva) avec 3-4 heures de mer, probablement bien secoués...

INSTANTANÉ IV

Avoir vingt ans en soixante-huit
Et soixante-huit ans aujourd'hui
Enfant mon père me demandait
En l'an deux mille à quel âge j'en serai
Lui est mort bien avant

Soixante-huitième anniversaire déjà
Amour de ma femme gestes d'offrande
Messages des enfants des amis
Si la curiosité toujours demeure
Le vert des murs n'est pas celui de l'espérance

La pluie balaye la baie d'Hiva Oa
Arbres à pain qui égouttent leurs feuilles
Fleurs de tiaré sur le sol ruisselant
Le soleil traverse les nuages au fond du vallon
Tout finit en même temps

lundi 3 octobre 2016

Hiva Oa J4 -2

Le clou de la journée, avant le pique-nique, c'est le site de Lipona, l'un des plus importants de la civilisation marquisienne d'avant l'arrivée des européens. C'est un sanctuaire religieux (meae) qui daterait du XVIIIÈME siècle.
Les statues avaient été abattues à terre au moment de l'évangélisation ! Puis les sites ont été oubliés, envahis par la végétation et sont restaurés petit à petit. Beaucoup reste encore à re-découvrir.

Tikis monumentaux, tiki couché représentant une femme couchée sur le ventre et levant la tête (photo 3 et 4), quelques têtes dont le reste est perdu (photo 1).

Endroit magnifique et on ne peut que se féliciter que ces sites fassent l'objet d'études par des archéologues passionnés. Beaucoup de symboliques reste à interpréter. Ils sont très importants pour les marquisiens qui craignent le vandalisme.
Journée clé de notre voyage.

Hiva Oa J4 -1

Quelle journée !
Peut-être la plus belle jusqu'à maintenant !
Dominique a proposé de faire le chauffeur -avec notre sculpteur-cuisinier et guide pour l'occasion - et de nous emmener avec Nathalie faire un tour sur différents sites archéologiques en passant par des paysages somptueux et de terminer par une baignade et pique-nique à la marquisienne !
D'abord, une première étape à 4-5 km le tiki souriant, ce qui est plutôt rare avec des mains très fines qui tiennent son ventre ! Peut-être à t'il bien mangé...
Notre guide-sculpteur nous dit qu'il a été sculpté avec un instrument en fer, donc avec plus de relief, alors que souvent les motifs sont faits par grattage avec une pierre dure.
Derrière, une pierre avec un reste de bas-relief évoquant une vulve (?). Difficile de dire. Voir la photo 2, mais pas beaucoup de lumière.

La route vers Puamau est vraiment époustouflante ! Piste cahotante mais quelles vues sur des baies désertes, des chèvres, et même des raies et des tortues que l'on voyait à l'œil nu, du haut de la falaise (photo 5 quelque part dans le bleu du Pacifique sud)

L'avant dernière photo montre l'endroit où on a pique-niqué au bord de la plage à Puamau. Dominique et le guide on fait un feu pour y cuire à la braise des fruits de l'arbre à pain (uru) gros comme des pamplemousses, accompagné de corned-beef et de haricot rouges ! Bon, il paraît que c'est typiquement marquisien.
La croûte carbonisée du uru est enlevée à la machette.
Le tout accompagné de jus de fruits délicieux : ananas/coco ou mangue/papaye.

dimanche 2 octobre 2016

Hiva Oa J2-J3

Patatrac ! JP malade ce samedi ... Pauvre de lui nauséeux et mal au ventre. Il a du mal digéré quelque chose de la "bringue locale" !

Toute la journée au lit. J'ai filé à la pharmacie lui acheter de l'Imodium et autre ultra-levure car samedi après-midi et dimanche c'est le calme plat par ici.
Heureusement qu'on avait prévu un week-end sans trop bouger, pour prendre le temps marquisien.
Notre Lonely planet favori nous dit qu'Atuona a peu changé depuis les quelques années où Jacques Brel y a vécu entre 1975 et 1978). Juste quelques magasins de plus.
La ville d'Atuona se cache au fond d'une baie avec une grande plage de sable noir battue par des rouleaux. Elle est bordée de parois montagneuses avec le mont Temetiu qui culmine à 1100m. (Photo1)

Notre pension est dans la baie voisine, Tahauku, à 1/2 h à pied. C'est une baie en forme de U, très protégée par une jetée, escale idéale pour les plaisanciers qui viennent sur Hiva Oa (photo 2 "internet").
Une plage de sable noir au fond de la baie où je suis allée me baigner avec Nathalie.

JP revit dimanche mais pas au point de venir avec moi au "marché" qui se tient de 4h30 à 6h30 du matin... En fait de marché, ce sont des petits stands qui se tiennent dans la rue principale, devant le "supermarché" et qui vendent des plats cuisinés. Arrivée à 5h45 je ne trouve que des nems ! Mais joli lever du soleils sur le mont Temetiu (photo 3/4)

Retour à la pension après cette petite heure de balade pour prendre un petit déjeuner et redescendre à la messe de 8 h.
Une institution la messe ici. Église pleine, curé et 4 ou 5 diacres, chœur de 20 personnes avec guitaristes ! Femmes avec collier ou chapeau de fleurs. Ça sent bon ! Beaucoup de jeunes, de vieux, d'enfants. J'ai essayé de faire une photo discrètement en sortant (photo 5).
Les messes sont très longues, avec chants et prières en marquisien. Un peu surpris quand on a entendu le Hallelujah de Léonard Cohen (juste le refrain) qui ponctuait les couplets d'une prière !
Rebaignade le dimanche après-midi et balade le long du quai.
La belle vie quoi !