dimanche 6 juillet 2014

De Florence à Rome, en passant par Sienne

Aujourd'hui route de Florence à Rome en passant par Sienne. Plus de 300 km, donc départ assez tôt ! Arrivée à Sienne, ville médiévale entourée de remparts.

Visite de Sienne toute en couleur et son traditionnel défilé en costume d'époque !
Toujours cette ingéniosité des italiens pour nous étonner avec leurs places ! Celle-ci est inclinée et en forme de coquille.
 
Montée dans la Torre Mangia toute en brique, avec ses 400 marches, mais que l'on ne sent pas vraiment, car avec plusieurs sortes d'escaliers qui font autant de palier naturel.

Vue imprenable sur la Place et son pavement en neuf parties, en souvenir des neuf seigneurs qui gouvernèrent la ville au XII et XIV e siècle (dixit le Routard)



On voit sur la photo ci-dessus, devant les parasols des cafés, la fonte Gaia réalisée au XVe siècle par Jacopo Della Quercia. Elle est entourée de copies de sculptures dont les originaux très abimés sont conservés dans un musée.


Petit tour dans les ruelles médiévales où se côtoient habitants de Sienne et touristes. 
Le Duomo, jamais fini non pas à cause de la peste, mais, une fois n'est pas coutume, à cause de la mauvaise conception de ce monument qui se voulait gigantesque !

Une très jolie place la Piazza Salimbeni, avec le Palazzo Salimbeni qui est le siège de la banque siennoise Monte dei Paschi, fondée il y a plus de 500 ans.On n'a malheureusement pas pu rentrer dedans car c'était dimanche. Et elle est, parait-il, magnifique.

 

Piquenique dans la campagne, après une traversée des Crete Senesi au paysage lunaire avec grosse fermes en haut de collines.
 

Café à Asciano, très tranquille à l'heure de la sieste.Ilana a pu boire son caffe crema favori !




On a ensuite repris l'autoroute pour faire les quelques 250 km restant jusqu'à Rome.

Arrivée à Rome sans trop d'encombre. Notre hôtel, le Santa Maria de Trastevere, était situé juste derrière l'église Santa Maria dans ce quartier si animé mais pas que de touristes. Les romains adorent s'y promener et surtout venir diner le soir. Un hôtel incroyablement calme dans une impasse avec ses chambres autour d'un jardin. L'adresse à retenir quand on vient à Rome.
Aussitôt nos affaires posées et réglé en partie le problème du parking (Un parking était proposé, mais... fermé le dimanche !), balade. On avait décidé de visiter le Trastevere, l'ile Tiberine et de traverser le Trastevere (Le Tibre en français) pour accéder au ghetto juif, l'un des plus vieux d'Italie (milieu du XVIe siècle). Sur cette photo récupérée sur Internet, on voit la Synagogue et en premier plan le théâtre de Marcellus. Nous n'avons pas pu rentrer dans la synagogue car il y avait un mariage
Petites rues tortueuses, maisons très anciennes, fontaines sur des jolies places, vestiges romains entremêlés, etc. Tout le charme de ce quartier, même si beaucoup de vieilles maisons en ruine ont été démolies au début du XXè siècle.

Comme on avait du temps avant le diner, on est allé prendre un pot, LE Spritz Aperol découvert dans notre randonnée et qui a détrôné le Campari rituel dans nos habitudes d'apéritifs... On s'est installé dans l'une des terrasses du Campo dei Fiori où se tient tous les matins un marché de fruits et légumes. Place très populaire avec beaucoup d'animation, des "troubadours", des enfants qui dansent sur les airs joués par les violoneux ou autres guitaristes !
Retour dans le Ghetto pour aller diner sur la Via dell Portico d'Ottavia bordée de restaurants casher. Ilana a jeté son dévolu sur le Ba Ghetto Milky. Très bon choix. Et je me suis régalée de l'artichaut frit. Au moins une qui se lance dans les spécialités locales ! Ilana a mangé du poisson.




samedi 5 juillet 2014

Un samedi à Firenze

Aujourd'hui, nous commençons notre visite pédestre de Florence par le musée des Offices (Galleria degli Uffizi), l'un des plus beaux du monde, surtout grâce à la concentration de chefs d'oeuvre (la plus belle collection au monde de peintures italiennes et tous les grands  maîtres européens) et, où nous avions réservé les entrées pour le matin.
Ce musée tire son nom de sa première fonction au XVIe siècle comme bâtiment administratif où travaillaient magistrats et autres notables de la ville. Il est situé juste à côté du Palazzo Vecchio qui concentrait aussi une grande partie de l'administration de la ville. Il a été récupéré ensuite par les Medicis pour leur usage personnel et déjà un lieu d'exposition car les Medicis passaient là tous les matins pour aller "travailler" et ils ont ainsi rendu leur trajet plus attrayant en y accrochant tableaux et portraits.
Demeurant dans le Palazzo Pitti, de l'autre côté de l'Arno, ils firent construire un un long couloir suspendu, passant au dessus de Ponte Vecchio et longeant l'Arno pour rejoindre la Galleria et leurs bureaux du Palazzo Vecchio. Déjà les problèmes de sécurité et surtout à quoi bon se mêler à la foule !

Ce charmant bambin sur le tableau à droite est le préféré d'Ilana d'un peintre du XVI e siècle nommé Bronzino. La jeune fille (Bia de Medici) lui a bien plu aussi. 






J'ai raconté à Ilana comment sa maman avait apprécié Boticelli lors d'une visite du même musée à ses 7 ou 8 ans. En rentrant à Paris et alors que dinions chez mon parrain, elle aperçoit une reproduction d'une de ces si jolies têtes de Botticelli et dit,  "mais c'est un Botticelli". Inutile de dire l'effet admiratif sur la docte assemblée. Et les parents ravis que les voyages laissent de si jolies traces !

Pour mémoire, Ilana se souviendra aussi d'avoir vu des oeuvres de Leonard de Vinci telles que l'Annonciation peinte par Leonard à 17 ans ou la Vénus d'Urbino de Titien et la Sainte Famille de Michel Ange. Ou encore la toujours aussi surprenante Méduse du Caravage


Et bien sûr l'un de mes tableaux préférés, la bataille de San Romano de Paolo Ucello qui a ses petits frères au Louvre et à la National Gallery à Londres.




Et la petite pause café s'est imposée après ce marathon culturel. La terrasse sur le toit du musée permet de contempler le Palazzo Vecchio et le duomo. Moments inoubliables, vous dis-je

A la sortie, inévitable boutique de souvenirs... Et là, Ilana a trouvé toutes les versions possibles du bambin de Bronzino (puzzle, magnet, carte postale...) Après un déjeuner tranquille dans le jardin de l'hôtel où nous étions tout seul,Ilana s'est reposée pendant que nous allions revoir la chapelle Brancacci, qui jouxtait notre hôtel. Magnifiques fresques du XVe siècle retraçant la vie de Saint Pierre. Difficile d'identifier les différents artistes qui l'ont réalisée de Masolino, Masaccio ou Filipino Lippi.
Après avoir récupérer Ilana, à nouveau grande balade dans Florence. D'abord les jardin de Boboli du Palazzo Pitti avec ses 200 mètres de façade.

Le Palazzo Pitti est construit sur une place surélevée au milieu du XVe siècle sur les plans de Brunelleschi pour le banquier Pitti. Exit le banquier Pitti assassiné à la suite d'une conspiration et le chateau est devenu la propriété des Medicis.
Pas vraiment emballés par les jardins, nous sommes partis traverser l'Arno et se balader dans le quartier de la Santa Croce pour voir la synagogue, la plus grande d'Italie, consruite fin du XIX e siècle.

Diner tardif à la terrasse de la trattoria du restaurant Il Cibreo, "filiale" du célèbre restaurant où nous fûmes en octobre dernier pour l'anniversaire de JP.

vendredi 4 juillet 2014

De Pise, la penchée à Florence




Lever de bon matin pour surprendre Pise avant la grande foule. Mission réussie car on est arrivé sur le coup de 9 h.

Le choc du Campo dei Miraculi est intact. On oublie trop souvent que Pise, ce n'est pas que la Torre pendente. C'est aussi le Duomo, le Baptistère, le Campo Santo et des musées.

Pendant qu'Ilana se baladait sur le campo, on a visité le Battistero et le Duomo, chef d'oeuvre construit entre 1153 et le XIVe siècle, avec à l'intérieur une magnifique chaire sculptée par Nicola Pisano. Style roman en bas et gothique au-dessus.

Café juste en face du Campo pour s'imprégner de la beauté du lieu, maintenant que les touristes ne peuvent plus marcher sur les pelouse et l'on voit donc ces magnifiques bâtiments dans leur écrin de verdure. On arrive presque à oublier les touristes qui affluent d'heure en heure !

Mais le charme de Pise ne s'arrête pas au Campo dei Miracoli, il est aussi dans la ville de l'autre côté de l'Arno.
La Piazza dei Cavalieri est une petite merveille. Entourée de ses palais qui sont maintenant des bâtiments universitaires. Comme ce Palazzo della Carovana du XVI e siècle (École normale Supérieure), dont la façade est entièrement décorée suivant la technique de graffite (enduit claire gratté sur fond sombre). La place était calme car les étudiants sont en vacances.

 En face, le Palazzo dell'Orologio, formée de la réunion de deux anciennes tours médiévales par un passage voûté. On y voit encore des restes defresques du XVIIe siècle.


Déjeuner dans une petite trattoria. On a assisté à une fête spécifique italienne (peut-être ailleurs mais on n'a jamais vu avant...). Un étudiant est arrivé couronné de feuilles de laurier (en plastique...) et a fait la fête dans le café avec tous ces ami(e)s/famille.
Puis es arrivé un autre groupe avec cette fois une femme couronnée (donc égalité homme/femme, n'est-ce pas Ilana...), puis un troisième, mais qui ne s'est pas arrêté à la terrasse de notre café... qui était plein !

Puis, direction Florence, Firenze, pour y arriver dans l'après-midi pas trop tard ce vendredi puisque Shabbat commençait pour Ilana sur le coup de 21 h.

 






Nous avons séjourné deux nuits dans un couvent transformé en hôtel situé sur la piazza del Carmine (l'Oltrarno comme on dit). Un magnifique bâtiment, commencé dès le XVe siècle, puis transformé à plusieurs reprises au fil des acquéreurs (princes, marquis, etc). Repris au début du XXème siècle par une congrégation religieuse qui a beaucoup oeuvré pour l'éducation des filles dans ce quartier qui était assez pauvre à l'époque. 
Une salle est consacrée à Soeur Ester Busnelli, mère supérieure, qui a caché plusieurs familles juives en 1943. Dénoncés par des voisins, un groupe de fascistes les enlève le 27 novembre 1943. Seul un garçon de 12 ans réussi à échapper. En 1994, il se présente à la maison pour raconter son histoire et entamé les procédures permettant à Soeur Ester Busneli et à sa communauté de recevoir la médaille des "Justes parmi les Nations". 
Après une installation rapide, grand tour dans Florence, à pied pour faire une première présentation de la ville à Ilana, surtout le quartier de la Piazza della Signoria,
Piazza delle Republica, etc. 
Sous cette voûte, répétition d'un concert avec des jeunes musiciens.

Sans oublier le monument préféré de JP, la coupole de Brunelleschi






Et le Ponte Vecchio avec ses bijouteries, cuirs et souvenirs

Et, avant de rentrer à l'hôtel, un pot dans le célèbre café de la place, le Rivoire avec une vue magnifique sur le Palazzo Vecchio.






jeudi 3 juillet 2014

De Gênes à Lucca

Une matinée de visite. La fameuse Via Garibaldi percée au XVIe siècle, sur des terrains vendus aux cinq familles les plus riches de Gênes et elles y construisirent qui le Palazzo Bianco, qui le Palazzo Rosso, qui le Palazzo Tursi ! et ce ne sont que ceux les plus connus. D'autres sont cachés derrière des façades sans effet particulier. Des banques, installées dans ces Palazzi, ne cachent pas leur splendeur permettant, grâce à des fenêtres largement vitrées de voir les magnifiques cours, escaliers, mobiliers.
 
Pendant qu'Ilana "checkait ses mels et autres What'sapp, visite de l'exposition "Robert Capa en Italie en 1943-1944" dans le Palazzo Ducale : la guerre vue de très près, l'arrivée des américains. Magnifique exposition.


Et nous reprenons la route pour Lucca. Mais pas sans un arrêt baignade, picnic et ... café.
Difficile de choisir un endroit le long de cette côte escarpée. Finalement, un bon compromis est Sestri Levante. Une mer magnifique, pas trop de monde et picnic dans un petit parc ombragé.

Vers 16 h, arrivée à Lucca, ville pour laquelle nous avons eu un coup de coeur. Entourée d'une muraille de quatre km en brique rouge construite au XVIIe siècle, cette ville qui a vu naître - entre autres - Puccini est absolument délicieuse et à échelle humaine !
Nous avions un appartement qui donnait sur la Piazza Anfiteatro, place ovale entourée de maisons construites sur les vestiges d'anciennes arènes romaines.
Quand on se balade autour de cette place, on aperçoit des traces du passé, avec des morceaux de remparts au milieu des murs.
 
Après le diner, re-balade et ... gelato dans une gelateria très déco !
 Ilana a regardé la nuit tomber sur cette place, car près de la fenêtre, on avait le wifi capté d'un café voisin ! Toutes ses copines ont du visiter Lucca en même temps qu'elle !