dimanche 13 octobre 2019

Dimanche : de Kyoto à Hiroshima

Le matin direction le temple du Pavillon d'or, sûrement le plus célèbre des temples de Kyoto  ! 
Toujours un service impeccable à la station de bus pour nous renseigner et nous indiquer le bus le plus adequat, le plus direct pouraller au kinkaku-ji qui est à l'autre bout de Kyoto. Le tout avec 3 mots d'anglais noyés dans un.japonais souriant et aimable, comme si nous étions les personnes les plus importantes du monde...
On n'est pas les seuls à tenter La photo. Le pavillon est recouvert de feuilles.
On ne peut pas rentrer à l'intérieur. Il a été construit au XIVe siècle par un shogun qui voulait en faire sa maison pour sa retraite. Il en a dessiné aussi le jardin.
Sur le toit un phénix pour symboliser la renaissance éternelle.


 Changement  de décor et direction la gare de Kyoto où il y a paraît-il un jardin suspendu !
Pour y arriver, une flopée d'escators, dont un en panne. On cherche un ascenseur et on se retrouve dans un immeuble dont on n'aurazit jamais dit qsue c'était un centre commercial sur 11 étages.
 Arrivés en haut ...

Un panneau explique la philosophie de la construction de la gare...Je n'ai pas tout compris 
Quelques heures plus tard après un voyage en train, nous voilà à Hiroshima.
Direction le memorial de la paix.
Parc de la paix, au centre de la ville, là où le 6 août 1945, à 8h15 du matin, la bombe A a fait 80 000 morts en 5 secondes, des dizaines de milliers les jours/semaines suivantes et des très grands malades (leucémie, cancer, déformation, maladie de la peau) des années et des années après.
Pour se remémorer l'histoire :
Se rappeler l'histoire du bombardemen
Les principaux lieux :
Le Dôme de la bombe A, situé à quelque 150 de l'hypercentre de la déflagration, sa structure a un peu résisté. C'était un palais des expositions, style art deco, avec un dôme en cuivre qui a évidement sous les 3 000 degrés de la bombe. Sa construction en béton et briques l'a protégé d'un effondrement. Beaucoup de controverses sur pourquoi le garder : souvenir trop pénible vs nécessité d'en faire un symbole.
Le Mémorial de la Paix avec son émouvant hall du Souvenir et sa mosaïque de 140 000 carreaux (les 80 000 morts sur l'instant + les 60 000 morts au 31 décembre 1945). Un petit film retrace avec peu de photos, mais des dessins poignants, quelques trajectoires racontées par les proches.
Le Musée d'Hiroshima pour la paix
Retraçant l'historique du projet Manhattan avec la lettre d'Einstein indiquant, sans en imaginer les conséquences, que ses travaux pouvaient conduire à la fabrication d'une bombe
 





 

 

 

 

samedi 12 octobre 2019

Samedi J4 à Kyoto

Jour de typhon sur le Japon.
Nous ne sommes pas directement "menacés"  car il passe sur Tokyo et que nous en sommes éloignés de 500 km, mais pluies et vents violents ont de fait tout arrêter : pas de train ni de bateau pour aller à Naoshima. On est donc resté à Kyoto. Là aussi les intempéries ont entraîné la fermeture de tous les sites en extérieur et, on comprend moins bien, des principaux musées... on s'est rabattu sur le musée municipal de Kyoto, pas passionnant du tout, sauf quelques petites choses..
D'abord, le bâtiment qui était une ancienne agence de la Banque du Japon, construite en 1906. Représentatif de l'architecture occidentale pendant l'ère Meiji (1868-1912).


Une très belle statue de Murasaki Shobiku, qui a vécu de 970 à 1013. Dame de la cour de l'epoque Heian. Elle est l'auteur d'un chef d'oeuvre de la littérature japonaise  (Le Dit du Genji) de plus de 2000 pages  découpées en 54 chapitres ponctués de 800 poèmes.
Je mets une photo d'une estampe trouvée sur internet car je n'avais pas le droit de faire des photos
Ce musée est située dans une rue très différente des rues vues jusqu'ici, la Sanjo-dori, avec un mélange de bâtiments occidentaux de la fin du XIX e et des maisons basses.
L'atmosphère de la rue fait un peu rue des Francs Bourgeois...

Sinon, pluie, pluie... et donc, le blog est presque à jour...




vendredi 11 octobre 2019

Vendredi J3. Excursion à Himeji

Peut-on imaginer un voyage au Japon sans visiter un château féodal ?
Encore un lieu fabuleux accessible par 1h de train depuis Kyoto : le château de Himeji, inscrit au Patrimoine culturel de l'humanité.
Il est appelé le "héron blanc" à cause de sa silhouette et de sa couleur blanche. Château tout en bois d'origine mais complètement restauré. La couleur blanche est due à un enduit blanc spécial, de 3 cm d'épaisseur, et constitué de cendres de coquillages, de fibres de chanvre et d'algues.
Ce château est très souvent utilisé lors de tournage de films car il est le seul château féodal avec donjon et murailles aussi bien conservés.
Le donjon est le dernier bastion de retranchement au cas où des ennemis franchiraient douves et murailles. Ce qui ne semble jamais être arrivé...


Une pièce du donjon




La maquette de l'ossature du château qui a été utilisée lors de sa première réfection, où tous les éléments ont été vérifiés ou changés (8 ans de travaux)


A l'ouest du château se tenait la résidence du seigneur, qui a disparu maintenant. En 1992, l'état japonais a décidé de créer ce jardin hors du commun, car en 9 espaces distincts, ont été ressucitées les codes des jardins de l'ère Edo.(XVII-XIXe siècle)




Un travail incessant de dizaines de jardiniers qui enlèvent les mauvaises herbes et soignent, traitent les arbres pour qu'ils soient conformes à l'image attendue.

Cette sorte d'éventail permet de repousser les branches pour une forme plus harmonieuse !

Une séparation entre deux espaces, tout en bambous !

Un délicieux déjeuner au bord d'un étang plein de carpes. Là tout n'est qu'ordre et beauté...




jeudi 10 octobre 2019

Jeudi J2 à Kyoto

Encore une journée magnifique à Kyoto, mais avec la visite de monuments qui nous "parlaient" plus. Moins de monde aussi, voire personne à certains moments !
Ce matin, le temple Ginkaku-ji ou pavillon d'argent.
Comme le Kiyumiso la veille, le site est grandiose. Ici, le shogun Ashikaga Yoshimasa qui a fait construire le sanctuaire en 1482, a passé sa vie à se faire un palais et des jardins à sa mesure pour y passer ses vieux jours.
Le jardin a été conçu pour être plaisant quelque soit la saison : verdure, taille des arbres, jardin sec (ce que nous appelons jardin zen), fleurs, petits étangs.
Comme dans tous ces palais, on ne peut pas rentrer dans les différentes pièces car les peintures sont très fragiles. On les regarde à travers une petite fenêtre depuis le hall. Les peintures ont comme thème unique la nature, des oiseaux, des tigres




Nous quittons ce lieu magnifique et nous dirigeons vers le Chemin de la philosophie (en l'honneur du philosophe Nishida Kikaro qui vivait et aimait cet endroit...

Charmante balade de 2 km, le long d'un canal étroit bordé de maisons en bois et de jolies boutiques genre antiquaire, galerie de poterie ou kimonos anciens.

Très peu de monde. Très tranquille, verdoyant. 



Au passage, vue sur une maison vraiment différente des petites maisons en bois. 


Le long de ce chemin des philosophes, nous croisons quelques temples aussi. L'un d'entre eux, avec son côté plus sauvage nous invite à rentrer. C'est, Otoyo, le sanctuaire des souris.


Nous poursuivons notre balade jusqu'au Temple Nanzen- ji

Nanzen-ji a été fondé au XIII e siècle par l'empereur Kameyana, converti à la philosophie zen, au point de transformer son palais en temple. Il  est situé en pleine végétation au pied des montagnes de Higashiyama, à l'est de Kyoto. Comme tous les temples, il a été reconstruit plusieurs fois. C'est devenu, au fil des temps un véritable complexe avec plusieurs pavillons dont certains datent du XVIIe siècle.

La porte d'entrée, la San-Mon est imposante, avec ses colonnes monumentales, d'un bois superbe.


Vue d'une terrasse
Un aqueduc a été construit au XIXe siècle pour fournir de l'eau à Kyoto depuis un lac voisin
Les jardins secs. Pureté des lignes, entretien permanent. On les contemplerait pendant des heures.




Le travail incessant des jardiniers qui enlèvent tout ce qui dépasse de la mousse 

Le soir : Kyoto by night 
Le quartier de Gion, l'un des plus vieux quartiers de Kyoto et autrefois dévolu aux geishas. Mais très pittoresque avec ses maisons en bois, basses. Très homogène. Bien sûr, il n'y a quasiment que des restaurants, mais tous discrets, accessibles derrière leurs noren. On a l'impression, malgré tout de toucher le Kyoto ancien.




Diner dans un petit restaurant, pas prétentieux du tout et spécialisé dans l'anguille. Absolument délicieux !